|
|
|
L’enfant doit être libre de se prononcer initialement sur le sport
qu’il veut pratiquer. Les parents doivent parfois être remis en cause en présence
de l’enfant pour que celui-ci puisse exprimer ses envies. La discussion doit
ensuite être instaurée. Les commodités offertes par la commune d’habitation
et les clubs de proximité sont parfois hélas les seuls critères de choix.
Plus souvent, l’enfant est influencé par les médias ou l’un ou plusieurs
de ses camarades d’école. Enfin, l’influence des parents est parfois
navrante.
On peut affirmer, après un examen clinique extrèmement précis (un
check-up est toujours impératif), et en l’absence d’anomalie grave décelée,
que l’enfant peut pratiquer n’importe quel sport, et quasiment à tout âge,
comme en témoigne l’éclosion des clubs “ minigym ”, minifoot ”
et autres “ minisport ”. En revanche, une cardiopathie valvulaire,
un trouble du rythme cardiaque, un diabète, un asthme peuvent constituer des
contre-indicationsn relatives ou absolues à la pratique du sport. Ces
pathologies, dans tous les cas, doivent amener à pratiquer des examens complémentaires
et éventuellement adapter leur traitement de façon extrèmement précise. Des
tests d’aptitude à l’effort tout comme chez l’adulte peuvent être
pratiqués en cas de doute ou dans le cadre de la surveillance.
La meilleure solution chez
le jeune enfant est de lui faire profiter de ce que certaines municipalités ont
mis en place: des cycles généralement trimestriels de pratique d’un sport,
puis un autre sport est pratiqué, et ainsi de suite l’année suibvante; cette
variété amène l’enfant à se déterminer pour l’un de ces sports vers
l’âge de 7 à 8 ans, après en avoir fait le tour et apprécié chacune des
disciplines proposées.
L’enfant sportif de compétition existe-t-il ? Certainement pas au sens
où nous pourrions l’entendre chez l’adulte. Malgré cela, tout enfant
pratiquant un sport plus de huit heures par semaine doit faire l’objet d’un
suivi continu et rapproché, bien entendu après un examen initial extrèmement
soigneux, car ces enfants vont être en effet plus exposés que les autres aux
macro et microtraumatismes que nous verrons par la suite, alors que leur
pratique intensive les pousse à vouloir être des champions. Une attention
toute particulière doit donc leur être accordée, pour éviter le choc d’une
désillusion après tant d’efforts et d’espoirs. ________________________________________________________________________________________________ En tous les cas, tout
conflit entre l’enfant et ses parents doit être évité, l’intérêt et les
risques éventuels de chaque sport clairement décrits, et des consultations
espacées d’évaluation programmées, le sport encouragé pour la coordination
qu’il aide l’enfant à acquérir. Il faut savoir arrêter un
sport, en discuter, en essayer un autre ... et savoir que c'est le plus souvent
des cursus de changements successifs de sport qui font les plus grands champions
! |
|
|
-Docteur Christophe Delong- le 12/07/2010 - |