Développement physique et psychologique
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  1. Les besoins de l'enfant

  2. Impact du sport sur la personnalité de l'enfant

  3. La sexualisation à l'adolescence

  4. La jeune fille


Les besoins de l'enfant pour son développement physique et psychologique ?

L’enfant, au cours de son développement, a besoin de s’exprimer par le mouvement, de s’entraîner à certains gestes, d’apprendre la socialisation par le sport collectif, d’entraîner ses muscles et toutes ses chaînes musculo-tendineuses par la pratique d’un sport. Celui-ci entraine aussi son appareil cardio-pulmonaire qui sera pratiquement déterminé en fin d’adolescence. Si le sport est un élément de développement physique, il est aussi l’occasion de l’aprentisssage de l’autre. L’ enfant le plus souvent ne pratique qu’un sport de “loisir”, et ce n’est souvent que sous l’impulsion de ses parents ou de dirigeants de clubs sportifs qu’il se lancera dans le sport de compétition. L’enfant, jusqu’à l’adolescence, ne considère le sport que comme un loisir et non pas un territoire de compétition. Il ne faut donc pas le considérer comme un jeune adulte dont les mensurations seraient uniquement réduites. Il a sa physiologie et ses besoins propres. Néanmoins, en dehors de certaines pathologies qui doivent inciter à interdire tout sport à l’enfant (cardiopathies, maladie métabolique congénitale...), celui-ci ne peut être que bénéfique tout au cours de la croissance de l’enfant, en aidant à son développement psychomoteur, sa représentation du monde extérieur, son équilibre et la notion de rythme. Malgré tous ses efforts, l’Education Nationale ne peut pas toujours suffire à aider à ce développement pare les Activités Physiques et Sportives scolaires, et un  sport complémentaire en club est souvent nécessaire à proposer à l’enfant et ses parents, surtout si l’enfant paraît un peu gauche et malhabile, présente un léger surpoids par exemple, ou paraît se replier dans une attitude asthénique qui laisse imaginer le futur adulte “ sédentaire ” qu’il risque de devenir.

                Si certains éléments physiologiques restent encore mal connus, certaines idées reçues telles que le retentissement sur la taille de l’enfant dans la pratique de certains sports comme la gymnastique, le bénéfice au contraire de la pratique d’autres comme la natation doivent être écartées.La croissance staturale d’un enfant est parfois retardée mais rarement stoppée par la pratique d’un sport, surtout s’il ne s’agit que de quelques heures d’entraînement par semaine. La natation est un sport agréable mais dont les effets de renforcement de la musculature dorsale ne conviennent pas à tous les morphotypes, surtout selon le type de natation pratiqué: la brasse peut être hyperlordosante au niveau lombaire par exemple.

                Enfin pour certains parents, tel ou tel sport est considéré à trop grand risque traumatique pour laisser leur enfant le pratiquer: poney, équitation, VTT, roller-skate...Il convient alors de rassurer les parents tout en conseillant bien sûr à l’enfant casse-cou de ne pas prendre de risque et de porter les protections conseillées et aux normes de la Fédération considérée.

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L'impact du sport sur la personnalité de l'enfant

                Il faut lors de toute consultation d’aptitude au sport ou de routine déceler chez l’enfant l’épanouissement qu’il trouve dans la pratique de son activité sportive. Plusieurs questions doivent toujours être gardées à l’esprit: l’enfant pratique -t-il un sport individuel ou collectif et pour quelle raison ? Ne conviendrait-il pas mieux pour son épanouissement psychologique de lui faire alterner des sports des deux types pour développer à la fois sa combativité, son esprit d’équipe, et renforcer sa confiance en lui-même? Le sport est il un moyen d’expression heureux de sa personnalité ou le reflet des envies des parents ? L’enfant pratique-t-il son sport à un rythme qui lui convient ou est il “ surmené ” jusqu’à en être dégoûté? N’a-t-il pas envie de changer? Les résultats scolaires doivent aussi être évalués, et il faut toujours se demander si une pratique excessive n’entraîne pas une fatigue préjudiciable à sa scolarité. Enfin, les résultats sportifs de l’enfant sont analysés dans toute leur complexité: une baisse des performances n’est pas toujours signe de baisse de forme de l’enfant, mais plutôt un appel ou un refus de continuer sur une voie qui lui paraît imposée.

                Tous ces éléments ne peuvent provenir d’un interrogatoire précis. L’enfant, surtout en présence de ses parents, aura tendance à taire ses réticences, même si parfois la consultation peut être l’occasion d’un déni de tout goût particulier pour le sport pratiqué. Certaines explications parents-enfants en cabinet peuvent alors être très bénéfiques pour aider l’enfant à exprimer son sentiment, et à faire comprendre à ses parents qu’une réduction de la cadence d’entraînement, une pause ou un changement de sport sont peut-être préférables. L’influence de l’entraîneur, du professeur peuvent aussi être appréciés et une explication sur le terrain avec ceux-ci peut aider à retrouver le goût antérieur de l’enfant pour son sport autrefois favori.

                Enfin l’influence des grandes figures médiatiques du sport peut jouer une grande part, surtout chez l’enfant de 10 à 13 ans qui éprouve souvent l’envie de s’affirmer et croit pouvoir un jour connaître la magie de la gloire et de l’argent actuellement magnifiés par la télévision pour certains athlètes ou autres sportifs. Si ces exemples ne sont pas négatifs, il faut prendre garde de discuter avec l’enfant de toutes les difficultés du sport de haut niveau et de la part de chance que le succès nécessite parfois.

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La sexualisation à l'adolescence

                Il n’est pas extraordinaire de répéter que la puberté est souvent source de divergences voire d’affrontements entre les parents et l’enfant qui tend à affirmer sa personnalité, et donc à prendre le contre-pied systématique de toute décision parentale, voire de braver les interdits. Cette situation est exacerbée en situation sportive: le garçon peut décider de pratiquer un sport de combat où son agressivité (transitoire) pourra s’exprimer dans certaines limites réglementaires. Il faut alors encourager en même temps un sport tout aussi dépensier en énergie, mais où l’esprit d’équipe et de responsabilité sont mis en valeur. En revanche, un autre enfant peut se trouver en situation d’échec, se trouvant peu doué et l’avouant . Il faut alors l’orienter vers un sport et un encadrement où la performance est moins importante, mais où une qualité de l’adolescent peut être mise en valeur: compréhension et affection lorsqu’il s’occupe de son cheval en centre d’équitation par exemple, sens de l’organisation au sein d’une équipe, où l’adolescent n’est plus alors apprécié pour ses qualités techniques ou physiques mais pour ses capacités de réflexion et d’analyse. Il faut donc éviter les décisions d’abandon du sport, éviter de développer un certain égoïsme narcissique, et éviter les situations d’échec.  

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La jeune fille

                Chez la jeune fille, la puberté entraîne une perturbation de son image corporelle et lui fait parfois prendre conscience que certains rêves qu’elle berçait sont impossibles à réaliser: le meilleur exemple en étant les jeunes gymnastes ou danseuses qui voient disparaître tout espoir de réussite à haut niveau du simple fait de leur morphotype par exemple. Il faut là encore les accomapgner dans cette période: proposer un autre sport, mettre l’accent sur d’autres activités de loisir, mais surtout prévenir ce sentiment d’échec en amont, tant il est vrai que la jeune enfant en devenir, à partir d’un examen cliniqaue précis, d’une courbe staturo-pondérale régulièrement établie, peut être prévenue des difficultés qu’elle risque de présenter dans son sport “ lorsqu’elle sera grande ”. C’est là que réside l’intérêt de suivre ces jeunes enfants dès leur plus jeune âge.  

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Révision : 03 March 2010 .
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-Docteur Christophe Delong- le 12/07/2010 -