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L’os chez l’enfant est beaucoup moins solide que les ligaments qui
s’y insèrent; les entorses sont donc extrèmement rares, alors que les
arrachements épiphysaires sont nombreux. Les bilans radiographiques, le plus
souvent comparatifs pour un meilleur repérage, devront donc être très précisément
examinés.
Les fractures épiphysaires sont graves car elles touchent les cartilages
de croissance. Elles sont classées le plus souvent selon Salter (cf
schéma). Leur traitement est chirurgical avec ostéosynthèse et
surveillance rapprochée de la croissance de l’os sur pluisieurs années.
Les fractures diaphysaires sont bénignes sauf anomalie rotationnelle. Le
traitement est alors le plus souvent orthopédique, les délais de consolidation
étant souvent raccourcis par rapport à l’adulte.(cf
schéma) Une rééducation à la levée du plâtre aux membres inférieurs
peut s’avérer nécessaire, soit pour un renforcement musculaire global, soit
pour travailler le schéma de marche, l’enfant n’ayant pas de souci esthétique
de marche et pouvant conserver une boîterie longtemps alors qu’il ne s’agit
que d’un “ tic ” dont il faut le sevrer rapidement. Il est bon
de rappeler que les massages, surtout dans les régions épiphysaires, doivent
être proscrits chez l’enfant, et que la physiothérapie doit être maniée
avec une extrème prudence. |
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-Docteur Christophe Delong- le 12/07/2010 - |