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Polyostéochondrose des condyles fémoraux
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Gonalgie de l'enfant
Devant toute gonalgie de l’enfant sportif doivent être gardés à
l’esprit 2 grands principes: la lésion peut se situer à la hanche et
n’irradier qu’au genou, et comme pour toutes les affections de l’enfant
les pathologies bénignes ne doivent rester qu’un diagnostic d’élimination,
après avoir élimliné toutes les pathologies sévères indépendantes du sport
qui peuvent être rencontrées malheureusement.
Dans le cadre de la traumatologie du sport, nous n’aborderons pourtant
dans ce chapitre que les affections les plus fréquemment rencontrées au cours
de la pratique de celui-ci, et qui sont probablement liées à des
microsollicitations excessives sur des cartilages de croissance en cours
d’ossification. La polyostéochondrose des condyles fémoraux?
C’est une ostéochondrose articulaire de croissance survenant chez les
garçons sportifs de 6 à 12 ans. Ses foyers sont souvent multiples. Elle doit
être bien différenciée de l'ostéochondrite disséquante. Elle est parfois
associée à une autre ostéochondrose de croissance (maladies de Sever ou d'Osgood-Schlatter). Retour en hautClinique
L'affection est révélée par des gonalgies d'apparition aigüe, subaigüe
ou chronique, d'allure parfois cyclique qui entraînent parfois une boîterie,
beaucoup plus rarement une impotence fonctionnelle. Un gonflement du genou peut
être remarqué, de même qu'un flessum.
La palpation, peu spécifique, peut retrouver une douleur provoquée par
la pression sur le ou les condyles atteints, genou fléchi.
Le test de Genety et Brunet-Guedj est en revanche pathognomonique. Le
sujet est initialement installé en
decubitus dorsal, genou et hanche à 90° de flexion.
L'examinateur note ensuite l'angle auquel apparaît la douleur lors de
l'extension contrariée du genou (le plus souvent vers 120°), le contre-appui
étant opposé à la face plantaire du pied. La souffrance est révélatrice
d'une atteinte des surfaces articulaires. Retour en hautRadiologie
Le bilan doit être bilatéral comparatif. Les incidences de face, de
profil, et des échancrures intercondyliennes sur film courbe sont systématiquement
demandées. Trois types d'images peuvent être retrouvés:
-type I: lacune simple.
-type II: lacune centrée par une ligne de condensation ou festonnée et
irrégulière. -type
III: lacune partiellement comblée par un noyau osseux (fausse ostéochondrite).
L'évolution vers la normalisation radiologique est lente mais systématique,
sur 1 à 2 ans, retardée de 6 mois par rapport aux signes fonctionnels. Elle se
fait soit par comblement direct progressif de la lacune, soit par apparition
dans la lacune d'un petit noyau osseux qui en grossissant aboutit à la régularisation
de la courbure. Il n’est jamais observé de dissection secondaire. Retour en hautTraitement
Dans les formes chroniques: seule une dispense de sport scolaire est
prescrite, pour une durée de 6 mois le plus souvent. La natation et la
bicyclette sont parfois continuées sans gêne.
Si ce repos ne suffit pas ou si la révélation de la poly-ostéochondrose
s'est faite sur un mode aigu, un plâtre inguino-pédieux est réalisé pour une
durée de 6 à 8 semaines. Cette immobilisation est confectionnée selon l'angle
de flexion donné par l'examen
clinique. La résine est parfois bivalvée pour permettre une mobilisation quotidienne en secteur indolore. Certains auteurs ont proposé
la confection d'une genouillère articulée permettant l'utilisation du genou
dans ce même secteur. Retour en haut
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-Docteur Christophe Delong- le 18/08/2011 - |