Polyostéochondrose des condyles fémoraux
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  1. Gonalgie de l'enfant
  2. La polyostéochondrose des condyles fémoraux
  3. Examen clinique
  4. Radiologie
  5. Traitement

Gonalgie de l'enfant

                Devant toute gonalgie de l’enfant sportif doivent être gardés à l’esprit 2 grands principes: la lésion peut se situer à la hanche et n’irradier qu’au genou, et comme pour toutes les affections de l’enfant les pathologies bénignes ne doivent rester qu’un diagnostic d’élimination, après avoir élimliné toutes les pathologies sévères indépendantes du sport qui peuvent être rencontrées malheureusement.

                Dans le cadre de la traumatologie du sport, nous n’aborderons pourtant dans ce chapitre que les affections les plus fréquemment rencontrées au cours de la pratique de celui-ci, et qui sont probablement liées à des microsollicitations excessives sur des cartilages de croissance en cours d’ossification.

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La polyostéochondrose des condyles fémoraux?

                C’est une ostéochondrose articulaire de croissance survenant chez les garçons sportifs de 6 à 12 ans. Ses foyers sont souvent multiples. Elle doit être bien différenciée de l'ostéochondrite disséquante. Elle est parfois associée à une autre ostéochondrose de croissance (maladies de Sever ou d'Osgood-Schlatter).  

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Clinique

                L'affection est révélée par des gonalgies d'apparition aigüe, subaigüe ou chronique, d'allure parfois cyclique qui entraînent parfois une boîterie, beaucoup plus rarement une impotence fonctionnelle. Un gonflement du genou peut être remarqué, de même qu'un flessum.

                La palpation, peu spécifique, peut retrouver une douleur provoquée par la pression sur le ou les condyles atteints, genou fléchi.

                Le test de Genety et Brunet-Guedj est en revanche pathognomonique. Le sujet est  initialement installé en decubitus dorsal, genou et hanche à 90° de flexion.  L'examinateur note ensuite l'angle auquel apparaît la douleur lors de l'extension contrariée du genou (le plus souvent vers 120°), le contre-appui étant opposé à la face plantaire du pied. La souffrance est révélatrice d'une atteinte des surfaces articulaires.  

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Radiologie

                Le bilan doit être bilatéral comparatif. Les incidences de face, de profil, et des échancrures intercondyliennes sur film courbe sont systématiquement demandées. Trois types d'images peuvent être retrouvés:

  -type I: lacune simple.

  -type II: lacune centrée par une ligne de condensation ou festonnée et irrégulière.

-type III: lacune partiellement comblée par un noyau osseux (fausse ostéochondrite).

                L'évolution vers la normalisation radiologique est lente mais systématique, sur 1 à 2 ans, retardée de 6 mois par rapport aux signes fonctionnels. Elle se fait soit par comblement direct progressif de la lacune, soit par apparition  dans la lacune d'un petit noyau osseux qui en grossissant aboutit à la régularisation de la courbure. Il n’est jamais observé de dissection secondaire.  

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Traitement

                Dans les formes chroniques: seule une dispense de sport scolaire est prescrite, pour une durée de 6 mois le plus souvent. La natation et la bicyclette sont parfois continuées sans gêne.

                Si ce repos ne suffit pas ou si la révélation de la poly-ostéochondrose s'est faite sur un mode aigu, un plâtre inguino-pédieux est réalisé pour une durée de 6 à 8 semaines. Cette immobilisation est confectionnée selon l'angle de flexion donné par  l'examen clinique. La résine est parfois bivalvée pour permettre une mobilisation  quotidienne en secteur indolore. Certains auteurs ont proposé la confection d'une genouillère articulée permettant l'utilisation du genou dans ce même secteur.

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Révision : 15 February 2010 .
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-Docteur Christophe Delong- le 12/07/2010 -